« Des tomates sur les yeux »
L’initiative populaire « Pour des denrées alimentaires sans génie génétique » exige des « aliments sans OGM ». Indépendamment du caractère illusoire de cette revendication, son acceptation entraînerait davantage de bureaucratie, davantage d’obstacles commerciaux et moins d’innovation. L’Union suisse des paysans qualifie le texte d’« inutile » et met en garde contre un recul dans l’objectif d’une agriculture encore plus durable.
La grande détresse des agriculteurs
Feu bactérien, scarabée japonais ou flavescence dorée – dans le Valais aussi, les agriculteurs se sentent de plus en plus démunis face aux dangers que recèle la nature. Il leur manque de plus en plus souvent les moyens de protéger efficacement leurs cultures. Il est donc d’autant plus important que le Conseil fédéral privilégie une pesée pragmatique des intérêts lors de la fixation des valeurs limites.
Pourquoi les consommateurs acceptent les aliments issus de l’édition du génome dans leur assiette
L’acceptation des aliments issus de l’édition du génome augmente lorsque leur utilité concrète est compréhensible pour les consommateurs. Les études montrent que des bénéfices visibles pour la santé, l’environnement ou la sécurité d’approvisionnement sont déterminants.
Mythes & Faits
swiss-food se veut une plateforme d’information basée sur des faits. Des faits importants y sont expliqués de façon claire et intelligible.
Vers les mythes et faitsDans les médias
Un résidu n’est pas égal à un autre
Les antidouleurs comme le Voltaren sont une bénédiction pour nous – mais dans nos rivières, ils peuvent nuire aux poissons. S’il s’agissait de produits phytosanitaires, les appels à l’interdiction seraient immédiats. Il devient évident que l’on ne mesure pas avec les mêmes critères.
Documentaire d’ARTE: Génie génétique dans l’agriculture biologique ?
Une documentaire d’ARTE examine des questions de l’agriculture moderne : l’exclusion générale des nouvelles technologies de sélection est-elle encore d’actualité ? La résistance de l’agriculture biologique peut-elle être justifiée scientifiquement ?
La grande détresse des agriculteurs
Feu bactérien, scarabée japonais ou flavescence dorée – dans le Valais aussi, les agriculteurs se sentent de plus en plus démunis face aux dangers que recèle la nature. Il leur manque de plus en plus souvent les moyens de protéger efficacement leurs cultures. Il est donc d’autant plus important que le Conseil fédéral privilégie une pesée pragmatique des intérêts lors de la fixation des valeurs limites.
« Des tomates sur les yeux »
L’initiative populaire « Pour des denrées alimentaires sans génie génétique » exige des « aliments sans OGM ». Indépendamment du caractère illusoire de cette revendication, son acceptation entraînerait davantage de bureaucratie, davantage d’obstacles commerciaux et moins d’innovation. L’Union suisse des paysans qualifie le texte d’« inutile » et met en garde contre un recul dans l’objectif d’une agriculture encore plus durable.
Savoir
Le génie génétique dans le quotidien suisse – « Il y a des gènes partout ! »
Le moratoire sur le génie génétique en vigueur depuis 2005 donne l’impression que la Suisse est largement exempte d’organismes génétiquement modifiés. Mais un examen plus attentif montre que le génie génétique a depuis longtemps trouvé sa place dans notre quotidien – sans que nous nous en rendions compte la plupart du temps.
Faits mondiaux sur l’alimentation et l’agriculture
Nous ne pourrons ménager nos ressources et garantir une alimentation saine et abordable à une population de plus en plus nombreuse qu’en misant sur les progrès techniques et les produits phytosanitaires.
Pesticides dans les smoothies verts
Après les innombrables recettes de biscuits de Noël, de rôtis de fête et de cocktails, viennent maintenant les conseils pour maigrir, se détoxifier et s’embellir. La plupart relèvent du pur non-sens.
Toxines naturelles : un risque sous-estimé dans notre alimentation
Des aliments sûrs ne vont pas de soi. Alors que les substances chimiques sont souvent au centre des critiques, la réalité montre que les principaux risques pour notre sécurité alimentaire sont d’origine naturelle. Les récents rappels de produits destinés à l’alimentation infantile illustrent à quel point les toxines bactériennes ou les moisissures peuvent être insidieuses.
Audio & Vidéo
swiss-food propose un grand nombre de vidéos et de podcasts passionnantes sur les thèmes des denrées alimentaires, de l’agriculture et de la recherche.
Vers les podcasts et vidéosPolitique
Évaluer scientifiquement plutôt que d’interdire de manière générale
Le débat autour des PFAS gagne en intensité en Suisse. Au cœur des discussions figurent les risques potentiels pour la santé humaine et l’environnement, ainsi que les futures orientations réglementaires. Une approche différenciée et fondée sur la science est essentielle – comme le souligne scienceindustries dans le cadre d’un bref entretien avec Dominique Werner, responsable de la réglementation des produits chimiques.
Une approbation plus rapide des produits phytosanitaires est attendue depuis longtemps
La Suisse interdit avec zèle des substances actives qui ont également été retirées du marché dans l’UE. En revanche, elle freine dans l’autre sens : des produits modernes, autorisés dans les pays voisins, restent bloqués. Avec l’adoption de la modification de la loi sur l’agriculture, le Conseil national a toutefois franchi une étape importante vers une autorisation plus rapide des produits phytosanitaires.
Différentes perceptions
Alors que la charge administrative croissante est perçue comme un souci majeur dans l'économie, une partie de la population voit les choses différemment. En attendant, les réglementations sont régulièrement utilisées comme un instrument de pouvoir dans la lutte concurrentielle, au grand dam des PME.
La production indigène, un point aveugle
La sécurité alimentaire de la Suisse est de plus en plus sous pression : les récoltes catastrophiques de blé et de pommes de terre de l'année dernière ont entraîné une dépendance croissante vis-à-vis des importations. Pourtant, le rapport de l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE) reste largement muet sur la situation précaire de l'agriculture nationale. C'est pourquoi la CI Entreprises paysannes a vivement critiqué la Confédération.
L'éclairage
Les éclairages sont signalés par un petit projecteur. Ils mettent en lumière les angles morts dans les discussions relatives à la politique agricole.
Vers les éclairagesRecherche
Le manque de diversité devient un problème existentiel
La diminution de la diversité génétique dans les champs est un problème croissant. Malheureusement, celui-ci s'aggrave, notamment parce que les responsables politiques en Suisse et dans l'UE abordent la question sous l'angle idéologique au lieu de se fier aux données scientifiques.
Recherche contre les maladies fongiques à Lyon
Les maladies fongiques comptent parmi les plus grandes menaces pour la production alimentaire mondiale. Elles mettent en péril les récoltes, causent chaque année des milliards de dommages et exercent depuis toujours une pression sur les agriculteurs. Un reportage détaillé de la RTS donne un aperçu du centre mondial de recherche et développement de Bayer à Lyon, où sont étudiés de nouveaux fongicides respectueux de l'environnement.
La science tire la sonnette d'alarme : le projet du Conseil fédéral freine l'innovation
Les nouvelles méthodes de sélection génomique sont considérées dans le monde entier comme porteuses d'espoir pour une agriculture résiliente au climat – précises, efficaces et sûres. Alors que des pays comme les États-Unis, le Japon ou bientôt l'UE misent sur la déréglementation, la proposition de réglementation du Conseil fédéral reste timide. Aujourd'hui, les chercheurs et l'industrie tirent la sonnette d'alarme : les règles proposées seraient si strictes qu'elles bloqueraient de facto l'innovation et l'application.
Les autorisations deviennent un frein à l’innovation dans le monde entier – et l’agriculture reste sur le carreau
De nouvelles données en provenance des États-Unis illustrent ce qui est depuis longtemps une réalité en Europe et en Suisse : le développement et l’autorisation de nouveaux produits phytosanitaires sont devenus un processus si complexe, long et coûteux que même les solutions innovantes et durables peinent à atteindre le marché.